Kylian est né avec un mois d'avance le Mardi 16 janvier 2007 à 18h02, il pesait 2kg650 et mesurait 46 cm. A peine sortie du ventre de maman, il a fallut le réanimé car Loulou ne respirait pas, J'ai pu entendre ses premiers pleurs avec soulagement. On me l'a ensuite donné, j'ai enfin pu poser mon fils sur mon coeur et commencer a faire connaissance avec ce petit être qui était resté mystérieux pendant 8 mois. A qui ressemble t il ? Maman ? Papa ? Je le regarde, et bizarement je vois que Kylian présente certains traits de trisomie 21, mais cette pensée s'éfface très vite et fait place aux carresses et aux bisous, Je tennais dans mes bras le plus précieux des trésors, et pour l'heure c'est tout ce qui comptait. Kylian est repartit en pouponière pour la première nuit, mais je ne peux m'empêcher de me lever a deux heures du mat, pour voir si mon fils va bien, s'il il ne manque de rien et surtout voir si on s'occupe bien de lui, ca va tout est Ok, mais pas moyens de repartir sans lui dans ma chambre. Aller mon ptit Loulou Ta première nuit tu la passera dans les bras de ta maman. J'ai passé ma nuit à lui dire Combien je l'aimais déjà et qu'il me fesait fondre d'amour avec sa petite bouille d'Ange.
Mercredi vers une heure de l'après midi, la puéricultrice vient chercher Loulou, "Je l'emmène voir le pédiatre, je vous le ramène dans un petit quart d'heure", me dit elle. Une demie heure après, toujours personne, je décide d'aller voir ce qui se trame. J'entre dans la pièce et j'entends " Chut la maman est là" ce qui me sembla très curieux, je me tourne ensuite vers le pédiatre et lui demande si tout va bien.
Sans ménagement il m'annonce que mon fils a de très forte chance d'être trisomique 21, j'ai mis un certain temps à réaliser.
Je demande au pédiatre quels étaient les signe qui l'on diriger vers ce diagnostic, il se mit a me raconter pleins de trucs avec des termes que je ne comprenais pas et puis il continuait a me parler mais j'étais comme enfermer dans une bulle ou je n'entendais plus rien, je suis restée là figée, je regardais mon bébé, je me suis demandé, mais qu'est ce qui se passe ici, qu'est ce qu'on me raconte, j'ai mis quelque seconde a réaliser, à cet instant j'ai sentie que ma vie vennait de changer, et C'est seule qu'on m'a laissée regagner ma chambre, je ne comprends pas.
Je m'assieds et là, j'explose, je pleure, je voudrai hurler tellement j'ai mal, J'ai Le coeur déchiré par ce choc horrible, pour moi c'est pas possible, et puis je repense a l'impression que j'avais eu en salle d'accouchement. Ma première impression est en train de se confirmer. Le rêve tourne au cauchemard. J'appelle ma mère, je suis en pleurs, je n'arrive pas a lui parler, et les mots sortent, Maman, le pédiatre me dit que le petit est trisomique, ma mère s'éffondre à Son tour et je raccroche, L'annonce du calvaire doit recommencer pour annoncer cela au papa. Mon frère et ma belle soeur ont été mis au courant et se sont eux les premiers à venir à la clinique, je m'éffondre dans les bras de ma belle soeur, je ne m'arrete plus de pleurer, elle me prends par la main et m'emène chercher Kylian restée à la pouponière. Mes parents arrivent, ma mère à le visage décomposé, s'assieds près du petit berceau et caresse le petit Ange, les larmes coulent sur son visage, et c'est ensuite un incessant va et bien de la famille qui viennent me rendre visite, Toutes les personnes qui rentrent de ma chambre sont en pleur, Plus le gens viennent et plus je me sens mal, je commence à culpabiliser, j'ai l'impression de faire pleurer et de faire souffrir tout le monde.
Je commence a me refaire le film de ma grossesse, je reprends les écho mois par mois, tout allais bien, pas de nuque épaisse, marqueurs sériques marternels fétaux étaient dis normaux, rien d'allarmant sauf un petit fémur. Et pourtant je me rappelle de se présentiment que j'ai eu pendant ma grossesse, je sentais que mon bébé avais quleques chose mais je ne savais pas quoi, j'ai harcelé mon gynéco avec mes inquitétudes, il n'a jamais voulu m'écouter...M'a meme pris pour une folle stressée. Alors que ...
Pédiatre, Gynéco et aide soignantes commencent un éternel débat sur mon fils au sujet de sa trisomie, certains disent que oui d'autre disent que non. Mon âme se remplit de cette maudite incertitude, celle qui me fait poser un milliard de question. Pour le pédiatre, ca ne fait aucun doute, il ne change pas de position, Kinou est triso 21 et entendre ca, c'est comme vous arracher le coeur au travers de la poitrine.